Rapport annuel 2016 de l’Association des banques et établissements financiers du Burundi

Audace BUKURU, Président de l’ABEF

Mot liminaire du président de l’ABEF sur le rapport annuel 2016

L’Association des Banques et Établissements Financiers du Burundi « A.B.E.F. » en sigle vient de passer 11 ans au service de ses membres. C’est une association dont l’ambition majeure est de faire du secteur bancaire burundais un secteur de référence qui soit fort et cohérent. Elle se doit d’être un point de convergence des points de vue des Banques et Établissements Financiers qui en sont membres en vue d’aplanir les différends, de réguler aussi bien les relations internes entre les membres mais aussi celles externes avec les différents partenaires.

L’ABEF, souhaite être un pôle de rassemblement pour permettre à ses membres d’œuvrer dans une même direction, tout en gardant leur spécificité, en vue de parvenir à un développement harmonieux et soutenu de leur secteur. Elle ne pourra remplir correctement ce noble rôle que grâce à la détermination et le soutien manifeste de ses membres.

Pour y arriver, l’Association reste profondément convaincue que le développement du secteur bancaire passe inévitablement par une exploitation rationnelle de l’ensemble de ses ressources et notamment les ressources humaines. C’est pourquoi, l’ABEF reste profondément attaché au renforcement des capacités du capital humain. Les différentes formations qu’elle coordonne en collaboration avec le centre de Formation de la profession bancaire de Paris (France) rentrent dans ce cadre-là.

En effet, le personnel des différentes institutions mentionnées membres de l’ABEF gagne à être motivé notamment par la formation continue en cours d’emploi (qualifiante & diplômante), source de satisfaction, de confiance en soi, et partant d’épanouissement personnel.

Cette orientation ne peut avoir que des effets bénéfiques en permettant à ce même personnel de mieux servir son entreprise dans des conditions optimales. La formation reste donc un défi pour la banque de demain car les métiers de la banque et de la finance connaissent aujourd’hui de fortes mutations. Les évolutions indispensables des produits et services aux entreprises rendent ceux-ci de plus en plus sophistiqués.

La banque, qui a toujours fortement investi dans la formation pour se moderniser doit, ici encore, procéder à une harmonisation des compétences, des qualifications et des métiers, en particulier en direction du tissu des PME–PMI que certains acteurs externes pensent que les institutions bancaires ne financent pas assez.

Pour permettre à l’Association des Banques et établissement Financiers de jouer pleinement son rôle, elle a besoin du soutien de ses membres et des autres partenaires en vue de disposer d’une information en temps utiles et pouvoir travailler en conséquence avec ses membres.

Pour pouvoir accomplir sa mission de moteur de développement, le soutien sans équivoque des pouvoirs publics, notamment le Ministère de tutelle et la Banque de la République du Burundi demeurent une nécessite.

Ce soutien doit se manifester à travers le fonctionnement de l’appareil judiciaire que nous souhaitons transparent et équitable. Cette nécessité tire sa justification dans les problèmes que rencontre quotidiennement le secteur bancaire en matière de recouvrement des créances impayées.

Nous tenons à saluer la bonne collaboration avec le Ministère de la Justice qui, à travers les consultations menées en 2016, ont permis de résoudre beaucoup de problèmes qui étaient liés aux différents dossiers en recouvrement et ceux pendants devant la justice.

Le secteur attend également de ces mêmes pouvoirs publics une moralisation du milieu des affaires par une exigence affirmée au niveau du respect des engagements par les différentes parties en présence, notamment au niveau du remboursement des crédits contractés par la clientèle.

Les difficultés que rencontrent les banques et les établissements financiers au niveau du recouvrement affectent non seulement ce secteur mais aussi l’économie nationale en général.

En effet, le niveau de participation du secteur bancaire dans la relance économique aussi bien à travers le financement des activités économiques qu’à travers sa contribution au budget de l’État par le biais des recettes fiscales (impôts et taxes) s’en trouve handicapé, l’épargne régresse avec toutes les conséquences néfastes qui peuvent découler d’une telle situation.

La conviction forte de l’Association des Banques et Établissements Financiers du Burundi « ABEF » est que ses membres et ses partenaires agissent de concert pour faire face aux défis du développement durable pour construire un Burundi fort et viable qui permettra l’épanouissement de tous dans un environnement compatible et harmonisé aussi bien au niveau régional qu’international.

Elle ne ménagera aucun effort pour fournir toujours des programmes à valeur ajoutée à ses membres, renforcer la coopération entre eux et de faire avancer et promouvoir les intérêts du secteur bancaire avec le gouvernement et le public bancaire.